Démocratiser la culture. Une histoire comparée des politiques culturelles

25 janvier 2012

Démocratiser la culture. Une histoire comparée des politiques culturelles

Une journée d’études sur ce thème est organisée par le Centre d’histoire de Sciences Po, l’Université de Bourgogne-Centre Georges Chevrier et le Comité d’histoire du ministère de la culture et de la communication (http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ministere/L-histoire-du-ministere/Comite-d-histoire/Actualites-du-Comite-d-histoire/Le-Comite-d-histoire-organise-une-journee-d-etudes-le-9-fevrier-2012) le jeudi 9 février 2012. 56, rue Jacob – 75006 Paris.

L’objectif de la journée est d’examiner différentes modalités nationales des politiques publiques visant à démocratiser l’accès à la culture. La perspective historique et comparative permettra d’éclairer les enjeux du présent.

Matinée

  • 9h45 Accueil
  • 10h00 Ouverture par Jean-François SIRINELLI, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po
  • 10h15 Introduction par Philippe POIRRIER, professeur des Universités en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, vice-président du Comité d’histoire
  • 10h45 L’Espagne par Lluis BONET, Université de Barcelone
  • 11h30 L’Irlande par Alexandra SLABY, Université de Caen
  • 12h15 Discussion et questions de la salle

Après-midi
Sous la présidence de Xavier NORTH, délégué général à la langue française

  • 14h15 La France par Laurent MARTIN, Centre d’histoire de Sciences Po
  • 15h00 Les États-Unis d’Amérique par Jean-Michel TOBELEM, Option Culture
  • 15h45 La Bulgarie par Svetla MOUSSAKOVA, Université Paris III-Sorbonne Nouvelle
  • 16h30 Table ronde animée par Anne-Marie AUTISSIER, Institut d’études européennes, Paris 8. La table ronde permettra d’élargir la réflexion à l’Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Italie. Avec la participation de Carla BODO, Vice-présidente de l’Association pour l’Économie de la Culture en Italie, Cécile DOUSTALY, Université de Cergy-Pontoise, Jean-Louis GENARD, Université libre de Bruxelles, Pascale LABORIER, Université Paris Ouest-Nanterre.

Accès libre sur inscription à comitehistoire@culture.gouv.fr

Philippe Poirrier vient de publier à la Documentation française, dans la collection du Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication : Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde, 1945-2011, 486 p. (http://blog.option.culture.marrot.org/?p=4078).

Hausse tarifaire continue au Centre Pompidou

15 janvier 2012

Le Centre Pompidou paraît ne pas accorder une importance excessive aux remarques de la Cour des comptes qui, dans son rapport de 2011 – LES MUSÉES NATIONAUX APRÈS UNE DÉCENNIE DE TRANSFORMATIONS (2000-2010) – avait observé que le prix d’entrée au musée national d’Art moderne avait augmenté depuis 2000 de… 160,9% !

La hausse tarifaire décidée au premier janvier de cette année, avec un billet d’entrée désormais fixé à 13 euros, représente une nouvelle augmentation de 8%, soit 3 fois plus que l’inflation…

Dans le même temps, le Centre se félicite que la gratuité pratiquée à l’occasion des déplacements du Centre Pompidou Mobile dans les régions facilite l’accès du plus grand nombre à l’art.

Comment comprendre cette contradiction ?

Par ailleurs, alors que la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France énonce à son article 7 que « les droits d’entrée des musées de France sont fixés de manière à favoriser leur accès au public le plus large », est-ce toujours le cas en l’espèce ?

Enfin, au moment où les Français connaissent des incertitudes sur l’évolution de leur pouvoir d’achat, était-ce une mesure réellement opportune ?

La Cour des comptes évoque pour sa part, dans le rapport précité, « un désinvestissement intellectuel, stratégique et politique du ministère de la culture vis-à-vis des questions tarifaires, aujourd’hui documentées et décidées par les seuls musées sans inscription dans un cadre national. Ce faisant, les tarifs sont devenus des sujets de gestion majeurs pour les musées, mais ne sont plus considérés comme des leviers stratégiques pour la politique nationale ».

PS : le musée d’Orsay n’est pas en reste, avec une augmentation de… 20% du billet « exposition » : http://www.louvrepourtous.fr/Musee-d-Orsay-tarifs-horaires,132.html.

Gestion de la culture

5 janvier 2012

La collection « Gestion de la culture et du secteur sans but lucratif » (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=collection&no=442) a pour objet d’accueillir des ouvrages traitant du secteur culturel sous l’angle du management, aux côtés de collections qui abordent plus traditionnellement le secteur culturel à travers l’histoire, la sociologie, le droit, la philosophie ou encore l’économie.

En effet, les sciences de gestion ont assurément des choses à dire sur la culture !

Non pas pour imposer un modèle issu des « business schools » ou de la doxa managériale dominante, mais bien pour considérer l’objet culturel sous des angles pertinents pour sa survie et son développement : la stratégie, la gestion des ressources humaines, le marketing, le contrôle de gestion, le financement, l’évaluation, etc.

A lire sur le sujet : http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/8675/TPL_CODE/TPL_REV_ARTSEC_FICHE/PAG_TITLE/Manager+la+culture…/346-fonction-publique-territoriale-tous-nos-articles-de-presse.htm

 

Ouvrages parus

L’ARME DE LA CULTURE
Les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale
Sous la direction de Jean-Michel Tobelem
Préface de Pascal Ory

CULTURE ET ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES
Nouveaux enjeux, nouvelles perspectives
Sous la direction de Corinne Berneman et Benoît Meyronin
Préface de Françoise Gourbeyre

LA CULTURE MISE À PRIX
La tarification dans les sites culturels
Sous la direction de Jean-Michel Tobelem

CULTURE, TOURISME ET DÉVELOPPEMENT
Les voies d’un rapprochement
Sous la direction de Claude Origet du Cluzeau et Jean-Michel Tobelem
Préface de Rémy Knafou

LES FESTIVALS EN FRANCE
Marchés, enjeux et alchimie
Luc Benito

GÉRER LA CULTURE EN RÉGION
Les pratiques des collectivités territoriales en France
Sous la direction de Jean-Pierre Allinne et Renaud Carrier

MISSIONS ET ÉVALUATIONS DES MUSÉES
Une enquête à Bruxelles et en Wallonie
François Mairesse

MONUMENTALITÉ(S) URBAINE(S) AUX XIXE ET XXE SIÈCLES
Sens, formes et enjeux urbains
Sous la direction de Maria Gravari-Barbas et Ioana Iosa ; préface de Thierry Paquot

MUSÉE ET CIE
Globalisation de la culture
Paul Werner

RÉINVENTER LE PATRIMOINE
De la culture à l’économie, une nouvelle pensée du patrimoine ?
Christian Barrère, Denis Barthelemy, Martino Nieddu, Franck-Dominique Vivien

LE TOURISME DE DESTRUCTION MASSIVE
André Girod
Préface de Claude Origet du Cluzeau

 

 

Manager un établissement culturel

25 décembre 2011

Sous le titre Manager un établissement culturel : enjeux, rôle et place du directeur, l’Institut national des études territoriales (www.inet.cnfpt.fr) a récemment organisé une formation au management destinée à des directeurs d’institutions culturelles : musées, monuments, bibliothèques, conservatoires…

L’INET a pour mission de former les cadres de direction des grandes collectivités territoriales. Établissement du Centre national de la fonction publique territoriale, organisme paritaire de formation des fonctionnaires et agents territoriaux, c’est le pôle de compétences « management stratégique de l’action publique territoriale du CNFPT.

Cette formation avait pour objectif d’accompagner les responsables de structures culturelles des collectivités locales dans l’identification des enjeux du management et de la conduite des équipes et des projets.

C’est une première, qui correspond à plusieurs évolutions :

  1. les responsabilités croissantes des directeurs d’établissement, notamment en termes budgétaires et de ressources humaines
  2. le risque de marginalisation des budgets culturels au vu des nouvelles priorités des collectivités publiques
  3. la reconnaissance du rôle positif que peut jouer le management (stratégie, gestion du personnel, collecte de fonds, marketing, évaluation…), à condition d’adapter les outils de gestion aux spécificités du secteur de la culture (impératifs artistiques ou scientifiques, enjeux d’ouverture et de démocratisation, caractère non lucratif de la gestion)

Nous avons animé cette formation avec le concours des intervenants suivants :

  • Jean-Claude Tarondeau, professeur émérite à l’ESSEC
  • Francine Thomas, directrice des collèges et de l’éducation au Conseil général du Bas-Rhin
  • Denis Eburdy, DGS du Conseil général de la Nièvre
  • Jean-Luc Pouts, directeur de Culture & Territoires
  • Thierry Giappiconi, directeur de la bibliothèque de Fresnes
  • Romain Julien, directeur du service des archives de Rennes

Les thématiques abordées étaient notamment les suivantes :

  • Répondre aux nouveaux enjeux de direction des institutions culturelles
  • Définir la place des questions gestionnaires au regard de l’évolution du contexte et de l’environnement des équipements culturels
  • Optimiser l’utilisation des techniques de management
  • Prendre en compte les mutations de la gestion publique pour le management des ressources humaines
  • Articuler la politique d’établissement et les objectifs de politique publique dans un contexte territorial en mutation
  • Mettre en œuvre un projet d’établissement en tenant compte des évolutions des politiques culturelles

Des sujets en phase avec vos propres préoccupations ?

 

Le tourisme de destruction massive

20 décembre 2011

Voici la présentation de l’ouvrage d’André Girod, qui vient de paraître dans la collection Gestion de la culture chez l’Harmattan (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35427).

« Plus de cinquante ans à rouler sa bosse à travers le monde, organisateur de voyages au Touring Club de France, fondateur des classes franco-américaines, André Girod a suivi de près l’éclosion et l’évolution du tourisme de masse, en France comme aux quatre coins du globe devenus des destinations touristiques : 500 000 voyageurs sillonnent simultanément et en permanence le ciel en avion !

Avec un regard perçant et souvent corrosif, il constate l’impact de ce tourisme sur les sites renommés, les cultures et la société en général. Sans complaisance, il en relève les dégâts. Mais il observe aussi, avec la même acuité, les touristes que nous sommes, les férus de découvertes culturelles comme les bronzés en mal d’exotisme et de shopping.

Au-delà de ces constats, il investigue avec humour les solutions préconisées par les ténors de l’écologie, souvent des vedettes médiatiques mondialement célèbres, pour dénoncer leurs plans de réduction des gaz à effets de serre et la tartufferie de leurs solutions, au détriment des touristes les moins fortunés.

Un livre qui entraîne le lecteur dans les coulisses passionnantes et inédites du tourisme de masse qui affecte l’environnement, mais qui sait aussi mettre en lumière sa fragilité.

Il replace ainsi les responsabilités de chacun et identifie notre marge de manœuvre. »

Le sommaire du livre est le suivant.

  • Préface : Claude Origet du Cluzeau
  • Avant-propos
  • Chapitre 1 : Naissance du tourisme
  • Chapitre 2 : « Le touriste imbécile »
  • Chapitre 3 : Les Îles Baléares
  • Chapitre 4 : Et les Canaries ?
  • Chapitre 5 : Et les Fidji ?
  • Chapitre 6 : Caltecor 5127 et Rapa Nui
  • Chapitre 7 : John Muir et les parcs nationaux américains
  • Chapitre 8 : Restaurateur de l’Ouest : Fred Harvey
  • Chapitre 9 : Croisière en Amérique du Sud
  • Chapitre 10 : Naissance du tourisme de masse
  • Chapitre 11 : Autres tourismes
  • Chapitre 12 : Trafic aérien
  • Chapitre 13 : Tourisme et économie
  • Chapitre 14 : Montagnes violées
  • Chapitre 15 : Défigurations
  • Chapitre 16 : « Alarmists » contre « Skeptics »
  • Chapitre 17 : Les grandes peurs
  • Chapitre 18 : La taxe carbone
  • Chapitre 19 : Solutions proposées
  • Chapitre 20 : Carbon Footprint                                          
  • Chapitre 21 : Solution… à la Corse
  • Chapitre 22 : Retour à l’Ancien Régime
  • Chapitre 23 : Non à Al Gore
  • Chapitre 24 : Touche pas à mon CO²
  • Chapitre 25 : Tuer le tourisme de masse ?
  • Conclusion
  • Bibliographie

Un livre qui risque de susciter nombre de controverses !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

ISBN : 978-2-296-55565-5 • novembre 2011 • 274 pages

A lire sur ce sujet : http://www.tourisme-durable.org/actualite/education-sensibilisation/982-l-le-tourisme-de-masse-va-redevenir-un-tourisme-de-luxe-pour-classes-aisees-r-andre-girod.html.

Quel management pour le secteur culturel ? (deuxième partie)

15 décembre 2011

Nous le disions précédemment, une organisation culturelle doit être bien « gérée », comme toute institution publique du reste.

De surcroît, la maîtrise des compétences managériales se révèle précieuse dans un contexte de « concurrence » (en termes de subvention, de don et de public), que ce soit à l’intérieur du secteur culturel ou vis-à-vis du monde des loisirs, du tourisme et du divertissement.

Enfin, on sait qu’il sera de plus en plus demandé aux responsables d’institutions, d’événements ou d’équipements culturels de « rendre compte » de leurs activités, de justifier l’emploi des fonds qui leur sont accordés, de faire preuve d’efficacité et d’efficience, et de démontrer qu’ils conduisent des démarches de contrôle de l’utilisation de leurs ressources et d’évaluation de leurs programmes.

Les compétences à acquérir ou à développer dans ce domaine concernent des aspects tels que : la stratégie et la planification, la gestion des ressources humaines et la motivation du personnel, la conduite du changement, la mercatique et la collecte de fonds.

La formation à la gestion constitue à cet égard un grand chantier pour les organisations culturelles, sur lequel nous aurons l’occasion de revenir.

Par ailleurs, le débat toujours actuel sur la démocratisation de la culture apparaît révélateur de l’importance de la question des publics.

Pour répondre à un objectif d’élargissement de la fréquentation, les responsables culturels peuvent agir à la fois sur la perception des publics (actuels et potentiels), sur la médiation de l’offre culturelle et sur le contenu de l’offre culturelle elle-même, en se servant notamment des leviers suivants :

  • la définition d’une stratégie de développement des publics s’appuyant sur une meilleure connaissance de leurs pratiques
  • l’amélioration des conditions d’accueil (horaires, tarifs, services, outils pédagogiques, convivialité, démarche qualité, etc.)
  • la mise en place de programmes d’abonnement et de fidélisation
  • la consolidation des partenariats avec les secteurs éducatif, social (insertion, politique de la ville…), touristique et du développement local
  • le développement d’actions de promotion et de communication, en lien avec les acteurs concernés

L’essor du marketing dans les institutions culturelles provoque certes des interrogations, mais également des craintes fondées sur la possible soumission du projet artistique, scientifique ou culturel à des impératifs financiers ou commerciaux; et ce alors que s’étend la reconnaissance de l’importance de la connaissance des publics et de l’intérêt d’une approche stratégique du développement des organisations culturelles.

La définition de l’offre étant première dans le secteur de la culture, il ne saurait s’agir en tout état de cause de « s’aligner » sur les souhaits des publics (spectateurs, visiteurs, utilisateurs).

En réalité, il convient de répondre à un triple objectif de connaissance (quelle est la nature de la demande ?), de compréhension (quels sont les paramètres explicatifs de cette demande ?) et d’action (quelle stratégie de politique des publics développer, y compris auprès de ceux qui sont les plus éloignés des pratiques culturelles ?).

C’est précisément l’un des rôles du marketing culturel – appuyé sur des enquêtes ad hoc (relatives à l’environnement de l’institution culturelle, à l’offre et à la demande) – de contribuer à la définition de cette politique des publics, sans qu’il y ait nécessairement une dimension commerciale ou de rentabilité financière.

Dans cette perspective, le marketing culturel relève avant tout d’une logique opérationnelle cherchant à mettre en relation une offre culturelle et une demande (existante ou potentielle).

Dès lors, on peut penser qu’une utilisation raisonnée du marketing constitue un moyen permettant aux organisations culturelles d’atteindre efficacement leurs objectifs fondamentaux.

The Arts in Times of Crisis, British and French Perspectives

8 décembre 2011

On trouvera l’ensemble des informations relatives au colloque « LES ARTS EN TEMPS DE CRISE, PERSPECTIVES FRANCO-BRITANNIQUES » (15 et 16 décembre 2011) à l’adresse suivante : http://artsintimesofcrisis.wordpress.com.

En voici la présentation en anglais.

The Arts in Times of Crisis

The recent turmoil in the global economy has blighted all countries and areas of public policy. In France and the United-Kingdom, the cultural field’s resources being often seen as an adjustment tool against other prioritized public services such as employment, health or education — the consequences of this for artists, arts institutions (notably museums and galleries) as well as local authorities, central governments and funding agencies are potentially wide-ranging. Moreover, new possibilities of private support and volunteering are being explored by governments, just when these sectors are also being hit by the crisis.

How are organisations managing the pressures that they are being placed under? How are decisions about savings being made by politicians, managers and practising artists? Has the axe started to fall and, if so, where? What alternative private, voluntary and public sources of income have been found? Have the local and regional levels been affected in a different way from the national? Have higher education training courses targeted at the artists and arts managers of the future modified their offerings to prepare their students to deal with the situation?

The conference intends to question the policy, organisational and economic choices that political actors are facing as they deal with the consequences of a return to hard times for governments. The developing similarities between France and Britain in terms of managing the arts provides an opportunity to examine how governments are confronting the new challenges that exist, and to conclude to what extent this convergence phenomenon is a long-lasting one.

 

The Arts in Times of Crisis, British and French Perspectives

Les Arts en temps de Crise, Perspectives Franco-britanniques

Programme

Organisation: CICC, Université de Cergy-Pontoise / Centre for Cultural Policy Studies, University of Warwick

Jeudi 15 décembre : UCP, Salle de conférence, Chênes 1

10h30                  Ouverture du colloque

Hung The Diep, Vice-président du conseil scientifique

René Lasserre, Directeur du centre de recherche Civilisations et identités culturelles comparées (CICC)

Diana Burgos-Vigna, Directrice UFR Langues et directrice ajointe du CICC

10h40-10h55

Clive Gray (Professor in Cultural Policy, University of Warwick)

Cécile Doustaly (Maître de conférences en civilisation britannique, Université de Cergy-Pontoise)

Introduction : Defining the crisis, identifying solutions for the arts and heritage sector

Introduction : Définir la crise, identifier des solutions pour le secteur des arts et du patrimoine

Session 1 : Economy and Culture / Économie et culture

CHAIR : Perry ANDERSON, Distinguished Professor of European History, UCLA

10h55-11h25

David Looseley (KEY SPEAKER), Emeritus Professor of Contemporary French Culture, University of Leeds

(Re)thinking the crisis: attitudes to culture and the economy in France and England, then and now

(Re)penser la crise : comportements à l’égard du rapport culture-économie en France et en Angleterre, hier et aujourd’hui

11h25-11h45

Jean-Michel Tobelem, Docteur en gestion, directeur d’Option Culture et de la collection « Gestion de la culture » chez l’Harmattan

The arts and culture: burden or contributor for exiting the crisis?

Les arts et la culture : fardeau ou facteur de sortie de crise ?

11h45-12h05

Kévin Matz, Doctorant en Science politique, université de Strasbourg

Culture and local entities facing the crisis: limits and perspectives of the doctrine of economic development in local cultural policies

La culture et les territoires face à la crise : enjeux et limites du credo du développement économique

12h05-12h35 discussion

Session 2 : Sectoral Case Studies (1) / Études de cas sectorielles (1)

CHAIR : Sylvie PFLIEGER, Maître de conférences en économie, GEPECS, Université Paris Descartes

14h10-14h30

Sylvie Nail, Professeur de civilisation britannique à l’Université de Nantes

‘Hands off my trees !’ Of trees and the arts in the context of the projected clearfelling of the Forestry Commission

« Touche pas à mes arbres ! » Les arts et les arbres face au projet de coupe à blanc de la Forestry Commission

14h30-14h50

Alexandre Massipe, Maître de conférences, docteur en Esthétique et Sciences de l’Art, Université Panthéon-Sorbonne – Paris I

British and French libraries in the face of the crisis

Les bibliothèques britanniques et françaises à l’épreuve de la crise

14h50-15h10 discussion

Session 3 : Sectoral Case Studies (2) / Études de cas sectorielles (2)

CHAIR : Jean-Cédric DELVAINQUIERE, Chargé d’étude, DEPS, ministère de la Culture

15h20-15h40

Elizabeth Auclair, Maître de conférences en aménagement, MRTE, Université de Cergy-Pontoise

Culture and sustainable development: a new dynamics or a perversion of meaning?

L’articulation culture-développement durable : nouvelle dynamique artistique ou dévoiement de sens ?

15h40-16h00

Sophia Labadi, Docteur, Unesco

Evaluating the socio-economic impacts of selected regenerated heritage sites in France and England

Évaluer l’impact socio-économique de projets de rénovation de sites patrimoniaux : exemples français et britanniques

16h00-16h20 discussion

Session 4 : Round table / Table ronde

Sponsorship, Markets, States, or … : Funding Alternatives in Times of Crisis

Mécénat, Marché, État, ou… quels financements alternatifs en temps de crise ?

CHAIR  David Looseley Emeritus Professor of Contemporary French Culture, University of Leeds

16h30-17h30

  • Perry ANDERSON Distinguished Professor of European History, UCLA
  • Jean-­Cédric DELVAINQUIERE Chargé d’études, DEPS, Ministère de la culture
  • Laetitia MANACH Directrice des projets artistiques / Head of Arts, British Council
  • Sylvie PFLIEGER Maître de conférences en économie, GEPECS, Université Paris Descartes
  • Roger TROPEANO Président, Les Rencontres (Association of European Cities and Regions for Culture -­ Association des villes et régions de la grande Europe pour la culture)

Vendredi 16 décembre, Auditorium du musée Rodin

9h30     Accueil par Mme Françoise Moulin-Civil, présidente de l’Université de Cergy-Pontoise

Session 5 : Culture Managers Facing the Crisis / Les manageurs culturels face à la crise

CHAIR : Emmanuel ROUDAUT, Maître de conférences en civilisation britannique, IEP Lille

9h40-10h00

Vincent Dubois, Professeur de sociologie et de science politique, IEP/Université de Strasbourg

On becoming an arts manager: a vocation in times of crisis

Devenir manager culturel : une vocation en temps de crise

10h00-10h20

Giannalia Cogliandro, ENCATC Secretary General and Thomassen Fund Administrator (European Network of Cultural Administration Training Centers)

Arts Management: a crisis or a turning point? The role of ENCATC

Le management culturel : crise ou transition ? Le role d’ENCATC

10h20-10h40 discussion

Session 6 : Arts Education and Mediation Questioned / L’éducation et la médiation artistiques en question

CHAIR : Charlotte GOULD, Maître de conférences en arts britanniques université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

10h50-11h10

Henrietta Hine, Curator, artist, head of Public Programmes at The Courtauld Institute of Art, University of London

What a Difference a Decade Makes: the rise and fall of government support for creative learning [the example of museums and galleries]

Ce qu’une décennie peut changer : l’essor et la chute de l’effort gouvernemental en faveur de l’apprentissage de la créativité

11h10-11h30

John Steers, General Secretary, NSEAD, National Society for Education in Art & Design

Art & Design Education at the Crossroads

L’éducation artistique à la croisée des chemins

11h30-11h50

Marie-Françoise Chavanne, Doyenne IA-IPR d’arts plastiques, académie de Versailles, présidente honoraire de l’INSEA (International Society of Education through Art)

Recent Evolutions in the secondary arts education syllabus in France: a tool against the crisis?

Les évolutions récentes des programmes d’éducation artistique dans l’enseignement secondaire en France : un outil contre la crise ?

11h50-12h20 discussion

Session 7 : New perspectives in museography and curating / Nouvelles perspectives de muséographie et de commissariat d’exposition

CHAIR : Clotilde BOUST, Art Conservation Scientist, C2RMF (Centre de recherche et de restauration des musées de France) ; CHCSC / MESCIA, université de Versailles-St-Quentin

14h00-14h20

Nina Pearlman, Manager of UCL Art Collections, University College London

THE POP-UP exhibition: sustainable approaches to public engagement

Les expositions portables : approches durables de la participation du public

14h20-14h40

Véronique Pauly, Maître de conférences anglais, Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (CHCSC), Université de Versailles-St-Quentin

Art-science collaborations : capital investments ?

Les collaborations entre arts et sciences, des investissements capitaux ?

14h40-15h00 discussion

15h00 -15h10 pause

Session 8 : Private and Public Structures: Converging Models? / Structures privées – structures publiques : des convergences de modèle ?

CHAIR : Odile BOUCHER-RIVALAIN, Professeur de littérature et arts britanniques CICC, Université de Cergy-Pontoise

15h10-15h30

Anne Krebs, Chef du service Études, évaluation et prospective, musée du Louvre

The managerial implications of the crisis on museums in Europe

Les implications managériales de la crise sur les musées en Europe

15h30-15h50

Maia Drouard, Doctorante en sociologie, université de Picardie Jules Verne

A « great national cause » without a State: the role of sponsorship in non listed rural heritage sites

Une « grande cause nationale » sans Etat : la place du mécénat dans la préservation du patrimoine rural non classé

15h50-16h10 discussion

16h10-16h30 Cécile Doustaly et Clive Gray : Conclusions du colloque & derniers échanges

Manuel Borja-Villel, le Reina Sofia de Madrid et l’avenir des musées

27 novembre 2011

A noter, dans le journal Le Monde du 19 novembre 2011, une prise de position du directeur du musée Reina Sofia à Madrid, Manuel Borja-Villel, qu’illustrent les citations suivantes extraites de l’article de Michel Guerrin.

  • « Depuis la fin des années 1970, on a vu l’essor d’un modèle qui me semble dépassé : créer un bâtiment qui est une œuvre en soi, en faire un lieu de spectacles au service du tourisme. Le musée est devenu un centre commercial, dans lequel les visiteurs-consommateurs ne viennent pas apprendre, mais reconnaître des noms. On voit ce que ce modèle a fait naître : un art contemporain lié à l’économie et à la finance. Les artistes plébiscités par ce système, Damien Hirst ou Jeff Koons, sont des animateurs de spectacles. On n’est pas loin de l’impasse économique actuelle qui révèle en fait une crise de la démocratie. »

  • « Ils ouvrent aussi des filiales à l’étranger, louent des œuvres à des musées riches aux États-Unis ou au Japon, vendent des expositions clés en main, voire leur marque, louent des espaces à des entreprises, veulent un bâtiment toujours plus grand pour accueillir toujours plus de visiteurs. Ce modèle fondé sur l’expansion est dangereux. Il vise à ce que les établissements se cannibalisent entre eux. Il est anti-écologique. Il finit par considérer le musée comme une entreprise. C’est déjà le cas quand on lui demande de « faire des entrées » sans chercher à savoir ce que nos enfants ont appris à la sortie. Ou quand il est contraint de monter des expositions paresseuses et spectaculaires. Le musée finit par oublier sa mission première qui vient du modèle révolutionnaire français : être le lieu de la démocratie et de l’éducation. Je crois que ce modèle ancien est condamné à la défaite, car le musée, à l’avenir, sera plus pauvre dans un monde plus grand. »
  • « Il faut des historiens d’art à la tête des musées, des intellectuels ouverts à toutes les disciplines de l’esprit. Le responsable d’un musée doit rechercher de nouveaux dispositifs d’exposition, et non pas être écrasé par la gestion. Nous avons de plus en plus besoin d’une vision esthétique marquée avec une dimension éthique. Ces qualités sont rarement celles du gestionnaire ou de l’homme d’affaires. »

Qu’en pensez-vous ?

PS : à lire également sur le même sujet http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/75283/manuel-borja-villel-directeur-du-reina-sofia.php.

Pour une histoire des politiques culturelles dans le monde (1945-2011)

15 novembre 2011

Voici la présentation de l’ouvrage qui vient de paraître à la Documentation française (http://www.culture.gouv.fr/mcc/Le-ministere/Histoire-du-ministere/Themes/Publications-du-Comite-d-histoire/Pour-une-histoire-des-politiques-culturelles-dans-le-monde-1945-2011 ; possibilité de télécharger le sommaire et l’introduction), sous la direction de Philippe Poirrier et sous les auspices du Comité d’histoire du ministère de la Culture, qui vient également récemment de publier l’ouvrage suivant : http://www.culture.gouv.fr/mcc/Le-ministere/Histoire-du-ministere/Themes/Publications-du-Comite-d-histoire/Cinquante-ans-apres.-Culture-politique-et-politiques-culturelles.

Le colloque international qui s’est tenu en 2009 pour marquer le cinquantenaire du ministère de la culture fut l’occasion d’échanges croisés entre responsables des politiques culturelles nationales à l’étranger et en France.

L’objectif de cet ouvrage est d’élargir et d’enrichir par des études de cas, les témoignages recueillis lors de ce colloque et, ceci, dans une perspective historique.

La postface permet d’en dresser une synthèse et de saisir les principales évolutions qui, depuis la Seconde Guerre mondiale, ont caractérisé le renforcement des politiques publiques de la culture de par le monde.

Les monographies portent sur les pays suivants : Allemagne, Australie, Belgique, Bulgarie, Canada (Québec compris), Chili, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Royaume-Uni, Suède et Suisse.

La mise en œuvre de politiques publiques de la culture, communément dénommées « politiques culturelles », est étroitement liée à la construction et à la consolidation des États-nations. Aussi, n’est-il guère étonnant que leur histoire ait été prioritairement élaborée dans le cadre des historiographies nationales.

La perspective est celle d’une histoire comparée des politiques publiques de la culture.

Le volume est constitué de contributions qui présentent des études de cas nationales ; premier jalon indispensable à des études qui devront, à l’avenir, être plus sensibles à la question des transferts culturels d’institutionnalisation des politiques culturelles ; ce qui se traduit notamment par la création dans certains pays de ministère de la Culture.

Pierre-Michel Menger souligne, sous la forme d’une synthèse des dix-neuf études de cas, les grandes tendances qui participent d’une évolution que l’on peut décomposer en quatre étapes successives :

  • la construction d’une politique systématique d’offre culturelle ;
  • une décentralisation progressive de l’action publique ;
  • une révision du champ d’intervention légitime de l’action publique ;
  • une justification croissante de la politique culturelle par ses contributions à la croissance économique.


Sommaire

  • Maryvonne DE SAINT PULGENT : Avant-propos
  • Philippe POIRRIER : Introduction
  • Thomas HÖPEL : La politique culturelle en Allemagne au XXe siècle
  • Katya JOHANSON : La politique culturelle australienne. 1945-2009
  • Christophe PIRENNE : Les politiques culturelles en Belgique depuis 1945
  • Svetla MOUSSAKOVA : Les politiques culturelles en Bulgarie. 1878-2009
  • Diane SAINT-PIERRE  : Les politiques culturelles au Canada et au Québec : identités nationales et dynamiques croisées
  • Maite DE CEA : Genèse d’une institution publique pour la culture au Chili : le Conseil national de la culture et les arts
  • Jens ENGBERG : La politique culturelle au Danemark. 1945-2007
  • Lluís BONET et Emmanuel NÉGRIER : Un modèle espagnol de politique culturelle ?
  • Jean-Michel TOBELEM : Les États-Unis d’Amérique
  • Anita KANGAS et Sakarias SOKKA : L’impératif de la politique culturelle finlandaise : renforcer la nation en cultivant la population
  • Laurent MARTIN : La politique culturelle de la France depuis 1945
  • Myrsini ZORBA : La politique culturelle de la Grèce. La culture comme objet de politique publique
  • Alexandra SLABY : La politique culturelle de l’Irlande depuis 1945
  • Antonella GIOLI : La politique culturelle de l’Italie
  • Mayuko SANO  : La politique culturelle du Japon
  • Per MANGSET  : La politique culturelle en Norvège
  • David LOSSELEY : Le Royaume-Uni
  • Keith WIJKANDER : La politique culturelle de la Suède
  • Matthieu GILLABERT, Claude HAUSER, Thomas KADELBACH et Pauline MILANI : La culture comme politique publique : le cas de la Suisse
  • Pierre-Michel MENGER : Postface. Les politiques culturelles. Modèles et évolutions

Presentation in English (Towards a World History of Cultural Policies) : http://www.culturelink.org/news/publics/2011/publication2011-036.html.

A lire également : http://lectures.revues.org/7057.

Philippe Poirrier est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne, responsable du pôle « Patrimoine et cultures » de la Maison des sciences de l’homme de Dijon, vice-président du Comité d’histoire du ministère de la Culture au sein duquel il a animé, depuis quinze ans, plusieurs programmes de recherches. Il a récemment publié l’État et la culture en France au XXe siècle (Le Livre de proche, 2009), et dirigé Politiques et pratiques de la culture (La Documentation française, 2010).

A lire : http://www.nonfiction.fr/article-5438-p1-pour_une_histoire_des_politiques_culturelles_dans_le_monde_1945_2011.htm.

Comment gérer un grand monument historique ?

10 novembre 2011

On parle beaucoup de gestionnaires à la tête des monuments historiques, mais précise-t-on ce que l’on entend par « gestionnaire » ?

S’agit-il de la gestion budgétaire, juridique et des ressources humaines ?

Ou parle-t-on de définir une stratégie raisonnée de développement découlant de ses missions, en établissant des priorités et en dégageant les moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour obtenir les résultats souhaités ?

Dans ce cas, on peut s’interroger sur les résultats obtenus à Versailles, l’un des monuments les plus réputés dans le monde, que le magazine « Que choisir ? » désignait récemment comme le site le plus mal géré de France.

Si le qualificatif peut paraître injuste à certains, le dossier établi par Bernard Hasquenoph du site Louvrepourtous.fr sous le titre « Accueil du public, le chaos de Versailles » (http://www.louvrepourtous.fr/Accueil-du-public-le-chaos-de,689.html) soulève de nombreuses interrogations, qui appelleront sans doute des réponses argumentées de la part de la direction du château.

Car observations, analyses et témoignages semblent converger pour souligner les difficultés rencontrées en termes d’accessibilité, d’expérience de visite et d’enrichissement culturel des publics, des problèmes abondamment relayés à l’échelle internationale.

Pour en revenir à la question posée au préalable, gérer un monument suppose probablement :

  1. de se fixer un certain nombre d’objectifs réalistes en termes d’apports scientifiques, culturels, historiques et artistiques pour les visiteurs ;
  2. de prendre des mesures adéquates en termes d’organisation interne ;
  3. de rechercher une cohérence entre ces mesures prioritaires et une politique événementielle qui ne doit pas y porter atteinte.

Dans cette mesure, réduire prioritairement le temps d’attente des visiteurs, améliorer l’expérience des publics, proposer une tarification adaptée aux modes réels de visite et proposer des services répondant aux normes internationales (toilettes, cafétéria, aides à la visite, lieux de repos, etc.) ne constituent-ils pas des critères fondamentaux de la bonne gestion d’un monument ?

Quant à la question de la programmation artistique contemporaine ou celle de la communication, elle devient sinon secondaire, du moins seconde par rapport aux impératifs qui s’imposent en tout état de cause dans un monument qui voit converger des visiteurs du monde entier et devient – par conséquent – une vitrine de la qualité de l’accueil dans notre pays.

Par ailleurs, un gestionnaire ne supprime pas le « livre d’or » des visiteurs, où ces derniers peuvent déposer leurs commentaires, comme cela a été fait imprudemment à Versailles. Ils sont loin d’être inutiles en effet si on les interprète avec discernement. Cela étant, l’Internet et les réseaux sociaux offrent à présent une caisse de résonance bien plus importante…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Quel management pour le secteur culturel ? (première partie)

5 novembre 2011

Les musées, les monuments, les théâtres, les centres culturels, les maisons d’opéra, les sites archéologiques, les centres d’art ou encore les bibliothèques ne sont pas des entreprises, n’ayant ni actionnaires ni objectif de profit.

Néanmoins, comme toute organisation – et toute organisation publique en particulier (à l’instar des universités ou des hôpitaux) – ces institutions culturelles doivent être bien « gérées », car elles sont financées par les impôts des citoyens.

Cela implique la réalisation prioritaire des missions de l’institution (scientifique, culturelle, pédagogique, sociale, touristique…) avec la meilleure utilisation possible des moyens humains, techniques et financiers disponibles, y compris grâce à l’apport de partenariats et de coopérations.

La réussite d’un équipement culturel se mesure par ailleurs à son degré d’insertion dans son territoire, à l’égard des publics de proximité (les autres seront attirés par le rayonnement de l’institution), du tissu culturel et associatif local, des opérateurs touristiques et des entreprises.

N’oublions pas non plus les conditions d’accueil, qu’il s’agisse de l’offre de service (espaces de confort et de repos, commodités diverses, voire boutique et/ou cafétéria), les propositions d’animations et d’événements, les modalités d’accès et de fidélisation, etc.

Outre leur connaissance des publics et de la médiation culturelle, les responsables d’institutions culturelles peuvent analyser le fonctionnement de sites existants comparables et ils ont intérêt – en tout état de cause – à s’appuyer sur une connaissance directe et approfondie de leurs publics actuels et potentiels à travers la réalisation régulière d’études et d’évaluations.

Certains élus continuent cependant à exprimer des réserves concernant la direction des équipements culturels publics : manque de vision stratégique, défaillance dans la gestion des ressources humaines, absence de perspective claire de croissance et de participation au développement du territoire, méfiance à l’égard du secteur touristique, timidité envers le mécénat, etc.

Face à ce constat, la question principale reste de développer des méthodes et des savoir-faire permettant d’assurer un fonctionnement plus efficace et une meilleure inscription territoriale de l’institution culturelle.

Autrement dit, il ne s’agit pas de transposer sans recul ni réflexion les outils de gestion des entreprises, mais bien de définir les contours d’un management public adapté aux missions spécifiques des équipements culturels, en matière de pilotage stratégique, de financement, d’organisation, de démarche qualité, de mercatique et d’évaluation des performances.

À défaut, on se priverait d’un outil puissant de politique dans les domaines scientifique, culturel, éducatif, social, touristique, économique et de communication.

Dans le secteur culturel, le management peut être défini comme le processus de changement permettant à une organisation d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés pour se conformer à sa mission (précisée dans son projet culturel, scientifique ou artistique).

Il revient à cet égard au chef d’établissement d’agir sur deux plans : en interne, il doit mettre en œuvre les changements requis à l’intérieur de son organisation ; à l’extérieur de cette dernière, il doit convaincre de l’intérêt de son projet les tutelles, les partenaires, les acteurs locaux et les « publics » au sens large du terme.

On conçoit à cet égard à quel point il est délicat d’être à la fois un spécialiste dans un domaine culturel spécifique et un « manager » apte à piloter une organisation complexe. Cela requiert en effet des qualités permettant d’optimiser les ressources humaines, techniques et financières de l’organisation culturelle ; la formation (initiale et continue) constituant sans doute l’une des réponses appropriées pour faire face à ce défi (nous y reviendrons).

Le management n’est donc pas une fin en soi : c’est un outil qui permet la meilleure utilisation des moyens disponibles pour permettre à l’organisation culturelle d’accomplir sa mission. Sinon, on pourrait légitimement reprocher aux responsables de l’institution culturelle de ne pas faire un usage optimal des ressources mises à leur disposition, les subventions publiques en particulier.

Dictionnaire encyclopédique de muséologie

25 octobre 2011

Voici un ouvrage remarquable et qui fera date dans l’histoire de la muséologie francophone.

Constitué d’un avant-propos, d’une partie encyclopédie, d’un dictionnaire, de cahiers de photos et d’une bibliographie d’une quarantaine de pages, cette publication s’impose en effet comme une référence fondamentale pour l’étude des musées.

Les articles encyclopédiques portent sur les termes suivants : architecture, collection, communication, éducation, éthique, exposition, gestion, institution, médiation, muséal, muséalisation, musée, muséographie, muséologie, objet, patrimoine, préservation, profession, public, recherche, société.

En voici la présentation par l’éditeur (http://www.armand-colin.com/livre/383857/dictionnaire-encyclopedique-de-museologie.php).

À la confluence de plusieurs sciences sociales, la muséologie interroge le champ muséal : sa richesse et sa diversité, son fonctionnement, les missions et la place du musée dans nos sociétés. Du musée star à la somptueuse architecture au petit musée local, faire-valoir d’une communauté, en passant par diverses expériences muséales (cybermusées, musées de papiers, muséobus), la muséologie reflète l’extension considérable donnée à la notion même de musée.

• 21 articles encyclopédiques présentent les notions fondamentales qui façonnent le paysage muséal contemporain. La communication, la gestion, le patrimoine et bien d’autres donnent ainsi lieu à un éclairage soigné, approfondi, sous forme d’essais qui embrassent les problématiques rencontrées par les musées aujourd’hui.

• un dictionnaire de 500 termes de muséologie est proposé pour la première fois dans le monde francophone.

• 3 parcours visuels ponctuent l’ouvrage d’une iconographie abondante.

André Desvallées est conservateur général honoraire du patrimoine (Musées de France). Il fut notamment l’assistant de Georges Henri Rivière pour la conception du musée national des Arts et Traditions populaires et de ses expositions. Il a enseigné la muséologie à l’École du Louvre.

François Mairesse est professeur à l’université de Paris 3 (Sorbonne nouvelle). Il enseigne également la muséologie à l’École du Louvre et a dirigé jusqu’en 2010 le musée royal de Mariemont (Belgique).

Yves Bergeron, Serge Chaumier, Jean Davallon, Bernard Deloche, Noémie Drouguet, Raymond Montpetit et Martin R. Schärer ont participé à cet ouvrage.

A lire à ce sujet : http://larecherche.typepad.fr/le_blog_des_livres/2011/05/le-premier-dictionnaire-encyclop%C3%A9dique-de-mus%C3%A9ologie.html.

Comprendre le XXe siècle des musées (II)

15 octobre 2011

Comprendre le XXe siècle des musées (II), année 2011-2012

Voici la présentation du séminaire.

Choisir d’installer sur la table universitaire le musée du XXe siècle comme objet historique suppose d’apprécier les enjeux politiques, sociaux, culturels et économiques qu’il suscite, à l’échelle de l’État comme des collectivités territoriales, dans une société ouverte à la novation esthétique et patrimoniale en même temps qu’elle adopte l’acculturation des codes hiérarchiques et les évolutions entrepreneuriales ou technologiques.

Outre le commentaire, sur le mode historiographique, de la production scientifique du domaine – plurielle car distribuée, parfois en tensions, autour de deux pôles souvent opposés : l’Histoire culturelle et l’Histoire de l’art – un panorama des matériaux disponibles à la recherche s’avère l’indispensable préalable.

Puis, prenant appui sur des fondations méthodologiques dès lors posées, plusieurs thèmes sont abordés, questionnant, en longue durée, le musée et ses représentations, entre élitisme social, promotion de la culture pour tous ou merchandising des biens culturels.

Sont alors ouvertes et/ou creusées – souvent en diachronie à l’aide du témoignage d’anciens acteurs – plusieurs pistes de réflexion amenant à discuter la figure du musée dans les imaginaires collectifs, le capital symbolique d’un geste architectural, le trilogue entre l’œuvre, l’artiste et le conservateur ou bien encore la place des hommes : érudits, bâtisseurs ou décideurs dans la structuration et le fonctionnement de celui qui, entre désir et pédagogie, se définit comme « une institution permanente […] au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation […] »

22 novembre 2011. Objet(s), méthode(s) et historio-bibliographie(s).

Enjeux et perspectives (Agnès Callu, EPHE)

L’HISTOIRE DES MUSÉES PAR LES SOURCES

6 décembre 2011. Lire, interpréter et confronter les sources

Le musée d’Orsay : objet-lieu de recherche (Alice Thomine-Berrada, Musée d’Orsay)

13 décembre 2011. Lire, interpréter et confronter les sources (suite)

Les Archives de la critique d’art : pratiques historiennes (Jean-Marc Poinsot, Université Rennes 2)

ETRE AU MUSEE

10 janvier 2012. Personnaliser le musée

Jean Cassou et le musée d’art moderne : la modernité ? (Agnès Callu, EPHE et Emmanuelle de l’Ecotais, Musée d’art moderne de la Ville de Paris)

Grand témoin : entretien d’Alfred Pacquement (Musée national d’Art moderne) [interview enregistré]

2 février 2012. Administrer le musée

Fonction : Directeur des musées nationaux, profils et trajectoires (Agnès Callu, EPHE et Catherine Granger, EPHE)

Grand témoin : entretien de Jacques Sallois, ancien directeur des musées nationaux (Commission de récolement des dépôts d’oeuvres d’art) [audition et décryptage]

AGIR EN FAVEUR/DEFAVEUR DU MUSEE ?

14 février 2012. Exporter le musée

« Dupliquer » le musée à l’étranger (Jean-Michel Tobelem, Option Culture)

Discutant : Laurence des Cars (Agence France-Museums)

13 mars 2012. Piller et spolier les œuvres : « le musée d’Hitler »

La spoliation des collectionneurs juifs pendant la Seconde Guerre mondiale (Didier Schulmann, Musée national d’Art moderne)

Grand témoin : entretien de Jean-Jacques Bauer, petit-fils du collectionneur Simon Bauer [interview enregistré et filmé]

AUTOUR DU MUSEE

3 avril 2012. Galeries et galeristes

Les galeries parisiennes pendant la Grande Guerre (Claire Maingon, Université d’Evry)

Grand témoin : entretien de Daniel Cordier, sous réserve [interview enregistré et filmé]

15 mai 2012. Marchands, antiquaires et collectionneurs

David David-Weill, “l’un des plus grands collectionneurs du monde”(Agnès Callu, EPHE)

Grand témoin : Hervé Aaron, président du Syndicat national des antiquaires (Galerie Didier Aaron et Cie, sous réserve)

29 mai 2012. Projets et conclusions

Présentation du séminaire 2012-2013

Bilan de la conférence (Agnès Callu, EPHE)

Lieu : le mardi de 18h à 20h, salle EPHE de l’INHA. 2, rue Vivienne 75002 Paris

Contact et informations : acallu@gmail.com

Le monde s’expose : une semaine au musée

10 octobre 2011

Dans l’émission Culturemonde présentée par le journaliste Florian Delorme sur France Culture (http://www.franceculture.com/emission-culturesmonde.html-0), une semaine a été consacrée à la question des musées.

Voici la présentation des différentes émissions.

1. La fin du musée à l’occidentale ? (26.9.2011)

« Si le musée est né dans la vieille Europe, pour atteindre son apogée au XIXème siècle au sein d’une époque d’exaltation des patriotismes, il connaît un renouveau aujourd’hui, et cette fois ci, c’est le monde entier qui semble toucher par la « collectionnite ». Assiste-t-on à une patrimonialisation du monde ? Sur quel modèle les musées d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique peuvent-ils se construire ? Faut-il tuer le modèle occidental du musée pour que s’épanouissent de nouveaux modes de conservation et de promotion du patrimoine ? »

Avec, en studio, Dominique Poulot, professeur d’histoire de la culture et des institutions à Paris 1, chercheur au CNRS, et auteur de Musée et muséologie, La Découverte, 2009 et de Musée, Nation, Patrimoine, Gallimard, 1997.

Et au téléphone, Germain Loumpet (depuis le Cameroun), anthropologue, conservateur, muséologue et Maître de conférences à l’université de Yaoundé au Cameroun.

Et Alban Bensa, anthropologue à l’EHESS, spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, auteur de Ethnologie et architecture. Le Centre culturel Tjibaou, une réalisation de Renzo Piano (2000).

2. Quels publics pour quels musées ? (27.9.2011)

« Selon l’article 2 des statuts de l’International Council of Museum, le musée est définit comme « une institution permanente sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l’homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fin d’études, d’éducation et de délectation ». Dans cette définition, on voit combien la place du public est centrale. Nous allons nous intéresser aujourd’hui à ce qui fait la raison d’être des musées : le visiteur !

Quel place le public a-t-il dans le musée ? Comment se comporte-t-il par rapport aux œuvres ? Comment les politiques publiques prennent-elles en compte la demande des visiteurs ? Les attentes et la posture du public sont-elles différentes selon les régions et les cultures du monde ? »

Avec, en studio, Jean-Michel Tobelem, docteur en gestion, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et d’études supérieures de droit public, dirige l’Institut d’étude et de recherche Option Culture. Il est notamment l’auteur du Nouvel âge des musées : les institutions culturelles au défi de la gestion (Armand Colin, 2ème édition, 2010).

Au téléphone, depuis Londres, Joanna Mackle, Directrice des Relations avec le Public (Director of Public Engagement) du British Museum depuis 2003.

Et Simon Njami, écrivain, critique et commissaire d’exposition. Il a été co-fondateur et chef de rédaction de la revue culturelle Revue Noire. En 2007, il s’est occupé, en tant que commissaire, du Pavillon africain de la 52e Biennale d’art internationale de Venise. Il s’est également occupé de nombreuses expositions d’art, dont Africa Remix. Il a co-édité de nombreux ouvrages, parmi lesquels Anthologie de l’Art africain au XXe siècle (2002).

3. Un obélisque à Paris : à qui appartiennent les oeuvres d’art ? (28.9.2011)

« En mars dernier, l’Unesco célébrait son 40ème anniversaire sur fond de révolutions arabes. Elle exprimait son inquiétude quant au risque de trafic de biens culturels (tout le monde a en tête les images de pillages au musée égyptien du Caire, en février dernier, et on se souvient également des pillages qui avaient eu lieu après l’invasion de l’Irak par les USA).

En 1995, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture avait fait adopter une disposition sur les biens culturels volés ou explicitement exportés. Sauf que ce dispositif jugé très contraignant par les acteurs des marchés de l’art ne fut signé que par une trentaine de pays, ce qui n’a donc pas réglé la question des demandes de restitution d’œuvres d’art qui se sont multipliées ces dernières années.

Quelles sont les principales revendications ? Sur quels objets portent-elles et relèvent-elles  toujours de considérations culturelles et artistiques ? Quelle est l’efficacité du droit en la matière ? »

Edouard Planche, juriste à l’UNESCO, spécialiste de la protection du patrimoine mobilier et immobilier, et de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels.

Elena Korka, directrice des antiquités au Ministère de la Culture de la Grèce

Sally Price, anthropologue, auteur du Musée des illusions. Le rendez-vous manqué du quai Branly, Denoël, 2011.

4. L’Effet Guggenheim (29.9.2011)

« Créée en 1937 par un millionnaire américain passionné d’art moderne, la fondation Guggenheim a pour vocation de promouvoir l’art abstrait auprès du grand public. Son premier musée, ouvert à New York en 1959, est mondialement réputé, tant pour sa programmation avant-gardiste que pour son architecture audacieuse en forme de spirale, conçue par Frank Lloyd Wright.

Depuis 1988, la Fondation est dirigée par Thomas Krens qui a eu l’idée de créer un système de franchises à l’étranger pour installer des satellites auxquels l’institution new-yorkaise prête par roulement sa prestigieuse collection.

A peu près au même moment, en 1990, de l’autre côté de l’Atlantique, au Pays basque espagnol, des hommes et des femmes du gouvernement basque et du Conseil général de Biscaye partageaient l’intuition que la culture pouvait constituer l’une des voies pour sortir la capitale basque – et, plus largement, la région – du marasme économique et social hérité de la période franquiste (Joseba Arregi, le ministre chargé de la culture au Gouvernement basque, Juan Luis Laskurain, vice-président chargé des finances et Juan Ignacio Vidarte, directeur de la politique fiscale et financière de la province de Biscaye). C’est grâce à leur persévérance qu’un projet de musée Guggenheim à Bilbao a pu voir le jour.

Le 17 octobre 1997, le monde entier découvrait au Pays Basque espagnol un musée futuriste spectaculaire, un énorme vaisseau de titane imaginé par l’architecte américano-canadien Franck Gehry. Un musée qui a permis à la ville et à toute la région de sortir de l’apathie dans laquelle elle se trouvait. C’est cela l’effet Guggenheim ! C’est l’impact que peut avoir un équipement culturel d’envergure sur le développement économique et social d’un territoire !

Pourquoi cela a si bien fonctionné à Bilbao ? Ce modèle est-il transposable, exportable ? Suffit-il de décentraliser un grand musée dans une région/un quartier/une périphérie en crise pour la requalifier ? »

Avec Marc Abélès, anthropologue (EHESS-CNRS), et auteur de Pékin, 798 (Stock, 2011).

Juan Ignacio Vidarte, Directeur général du Musée Guggenheim, Bilbao (Espagne).

Alexandre Kazerouni, doctorant au CERI (Sciences-Po), spécialiste des musées dans les Etats arabes du Golfe persique.

Formation au mécénat (4)

25 septembre 2011

Le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales propose une formation au mécénat les mercredi 9 et jeudi 10 novembre 2011 de 10h à 17h30.

  • Première journée – Stratégie et politique de mécénat
  • Seconde journée – Applications pratiques

Lieu : FORUM POUR LA GESTION DES VILLES, 46 rue La Boétie – 75008 PARIS

Intervenants : Jérôme KOHLER, directeur de l’Initiative philanthropique et Jean-Michel TOBELEM, directeur d’Option Culture.

FGVPremière journée

Objectifs :

  • Comprendre les enjeux actuels du mécénat et définir les axes d’une stratégie de mécénat adaptée à son organisation.
  •  Mettre en place un plan d’action opérationnel issu de la définition d’une stratégie de mécénat spécifique à son organisation.

Seconde journée

Objectifs :

  •   S’appuyer sur des études de cas et des exemples de mécénat.
  •   Mettre en perspective le projet de mécénat de son organisation.

Public : Collectivités et entreprises : tout cadre souhaitant acquérir les clés pratiques pour réussir son opération de mécénat.

Contact : Sylvie Gautier 01 42 56 39 70 – sylvie.gautier@forumgv.com – www.forumgv.com.

Jérôme KOHLER intervient depuis 15 ans sur l’ensemble des problématiques de mécénat. Ancien directeur-adjoint du département fondations de la Fondation de France et ancien directeur du mécénat du groupe L’Oréal, il a par la suite conseillé des entreprises comme les Caisses d’Epargne, Groupama, JTI… sur leur stratégie de mécénat. Il a par ailleurs accompagné des institutions comme le musée du Louvre, le Vitra Design Museum, l’AFAA, la Maison Rouge…

Jean-Michel TOBELEM, docteur en gestion, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et d’études supérieures de droit public, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture qui accompagne et conseille des porteurs de projets, des institutions et des collectivités publiques dans le domaine culturel.